d'incise: electronica, free improvisation, electroacoustic, noise, drone, dub
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"les restes du festin"
Live, Laurent Peter, alias D'Incise, est capable de nous transporter dans un univers étrange où se mêlent techno-indus et ambient-dub. En revanche, son travail en studio est beaucoup moins groove, plus cérébral. Bling, klong… À la limite de la musique improvisée et de l'expérimentation électroacoustique, il nous livre ici 14 pièces bruitistes. Aux sons bruts issus de frottements et d'entrechoquements se rajoutent de longues dissonances, des pincements de cordes et parfois quelques notes échappées d'un clavier. Les morceaux ressemblent à des mobiles au mouvement volontairement perturbé par des dispositifs alambiqués. Certains sont le fruit d'une collaboration (Lena, Hopen…). La plupart ont des titres qui interpellent : "Les absents ont souvent raison de l'être", "La peur du guide", "Néanmoins les chiottes sont toujours trop loin", etc. Tous sont disponibles gratuitement sur le net-label Test Tube. Mais il existe aussi une version "collector", sur CD-R avec une pochette et un "livret" arty en forme de collages et d'amalgames de feuilles extraites d'un magazine, d'un beau livre, d'un manuel de grammaire ou d'un traité de biologie; dans la lignée du mail-art.
laurent diouf/digitalmcd.com
"les restes du festin"
Environ un an après "C’est juste les murs qui changent", on se replonge dans l’univers foisonnant du suisse D’incise, musicien prolifique et aux multiples collaborations, qui se voit ici encore une fois entouré de nombreux comparses, parmi lesquels on retrouve Lena, Hopen, Bluermutt, Mr.Connard et Ibakusha, pour donner vie à l’album les restes du festin pour le compte du netlabel portugais Test Tube.
Avec cette nouvelle production, D’incise nous convie dans son univers musical et sonore où se mêlent sonorités acoustiques, electroniques et field recordings (bruits de la rue, carillons, autres objets moins distincts) dans des constructions improvisées qui évoquent notamment des lieux, des objets, des matériaux. Il serait d’ailleurs intéressant de s’amuser à comparer les représentations de tous ceux qui auront pris le temps de se plonger dans "Les restes du festin". Mais globalement, on peut déjà affirmer que se plonger dans cette musique ne rpésente que peu de difficulté, et que la découvertes de ces ambiances étranges, de ces musiques extrêmement évocatrices est fort recommandable.
benoit richard/netlabels revue
"les restes du festin"
Recién levantado y me encuentro con el nuevo disco de d’incise que es para mi uno de los más importantes artistas de la escena experimental netlabelera, y solo hacen falta un par de minutos de escucha de este trabajo para darse cuenta del nivel de detallismo y poesía de estas composiciones.
El proceso creativo de estas piezas tuvo que ser también muy interesante, recogiendo grabaciones de un buen puñado de artistas (guitarras, pianos, percusión, saxos…) d’incise nos crea un collage sonoro en 14 partes hermoso y extraño, como un tren que no sabes a dónde te lleva.
Un trabajo imprescindible, de verdad.
Oír para creer
"les restes du festin"
Electroacústica experimental gala de buen nivel. Reflexión sobre la opulencia/austeridad construida a partir de microsamplers de diversas fuentes y procedencias, no se queda en una recogida de muestras y trabajo de ensamblaje: también superan el detallismo y la abstracción por sí mismos, estando más cerca de la artesanía y el diseño que del bricolage gratuito o la decoración. Especialmente brillantes en el sonido, la distribución de espacios y panoramas, tan próximos al mejor IDM (especialmente en la fractura de tiempos) como a la tradición de vanguardia postindustrial europea (en su moderada intensidad). Accesibles y de escucha agradecida, ofrecen el disco completo y el artwork en su web.
Noizepills
"les restes du festin"
Musique insaisissable encore une fois par l’infatigable d’Incise. Chaque son aussi banal soit il est modelé puis rattacher à d’autre pour former quelque chose et aboutir à une composition tout aussi improvisée que complète . Les reste du Festin et un album est un album associatif puisque divers artistes instrumentaliste sont venu apporter leurs approches : Johann Bourquenez (piano), Christian Graf (guitare), Christophe Berthet (saxophones), Gaël Riondel (saxophones), Cyril Bondi (drums), Lena, Bluermutt, Hopen, Ibakusha & Monsieur Connard
Makeface Radio
"les restes du festin"
Sometimes I feel like listening to music I already know. The satisfaction of predicting each song’s fate is powerful. Different, but equally enjoyable, is the taste of new music. It defies our brain processing capabilities, until it solves the patterns. The music then, becomes known. Sometimes, however, it is not easy to process the music, it might have unusual combinations, or too many elements which force ourselves to run over a few (or a lot) of details. There lies the joy. Hovering for the details, not random, but unexpected. Unexpected and yet, beautiful.
ccNeLaS
"les restes du festin"
Menudo ritmo que llevan en esta web, (gracias por toda esta actividad). Aun estaba saboreando el ultimo trabajo lanzado, reseñado hace nada aquí mismo, cuando me encuentro con lo ultimo de D’incise.
Este artista lleva en la escena netlabel desde 2002 y ha publicado una gran cantidad de trabajos en distintas netlabels. Miembro del colectivo Audioactivity, posee ya un universo propio muy coherente, donde lo que prima es la experimentación musical: fracturas rítmicas, uso deslocalizado de elementos instrumentales de todo tipo, empleo magistral de efectos…
En algunos de sus directos gusta de improvisar junto a músicos de free jazz.
Para este disco también se ha rodeado de distintos músicos, Johann Bourquenez (piano), Christian Graf (guitarra), Christophe Berthet (saxo), Gaël Riondel (saxo), Cyril Bondi (percusión) de los cuales a escogido cortes de improvisaciones grabadas,”los restos del festin”, así como de el mismo tocando el piano y la percusión. Además varias piezas cuentan con colaboraciones de otros artistas como Ibakusha o Lena.
En esta impresionante obra de deconstruccion musical D’incinse explora y desdibuja los limites convencionales entre lo instrumental (composición) y el sonido orgánico o electrónico; lo rítmico y el ruido ambiental o accidental y la repetición del mismo.
El resultado es esta pieza asombrosa que le consolida en la vanguardia de la experimentación musical.
millerindub / Netlabels & News
"insubordinations & co"

(clik on to read it in bigger)
Blow Up magazin
"sauf Morphée"
D’incise es la mente tras el sello insubordinations, pero además de esto, es un prolífico compositor que se mueve por una amplia variedad de géneros. En este caso quisiera recomendar una de sus obras más arriesgadas. Sauf Morphée tiene mucho de música electroacústica, compuesta como debe ser, con inspiración y calidad. Apartada de tantos academicismos que la han convertido en muchos casos, en un tipo de música sin dirección alguna y completamente aburrida.
dl50/seriesmedia.org
"C’est juste les murs qui changent"
On avait peut être eu tort de surnommer Laurent Peters Boards of Switzerland : sur ce nouvel album à télécharger, l’Helvète semble loin de cette tutelle qu’on lui avait trouvée avec le duo écossais auteur de "Music has the right to children" et "Geoggadi". Une chose reste : les marotes de l’artiste. Après un album intitulé "Les dérives", celui-ci a un titre qui est "une allusion au film "Permanent Vacation" de Jim Jarmuch, à ce sentiment de dérive, à ce regard détaché qui effleure l’abstrait." Sur "C’est juste les murs qui changent", l’artiste électronica a voulu une musique "introvertie" et, partant, délaisse les rythmes en fractales et les beats cabossés pour de longues plages méditatives, pas complètement empreintes de sérénité du reste, mais traversées de secousses théluriques. Ces plages (plutôt galets que sable fin), il transforme en terrain d’expérimentation de l’infiniment petit du son. Cherchant aux maximum à aller en profondeur dans le travail des micro textures à la manière de l’Allemand Alva Noto (son live avec Ruychi Sakamoto vient de sortir en DVD) ou du Japonais Ryoji Ikeda, d’Incise livre encore une fois un disque à écouter les yeux fermés. Le label Raster Noton peuvr commencer à rédiger un contrat d’artiste. Sinon, c’est son concurent 12k qui pourrait rafler la mise.
Jean-Marc Grosdemouge / octopus en ligne
"C’est juste les murs qui changent"
Toujours aussi expérimentale, foisonnante et abstraite, la musique électronique de D’incise nous emmène avec ce nouvel album dans un univers étrange, complexe, où les sonorités se rencontrent, se croisent se chevauchent ou partent à la dérive et disparaissent.
Jamais prévisible, la musique de ce suisse, membre du collectif genevois audioactivity nous invite au voyage, à nous perdre dans un monde numérique froid, souvent déroutant, impalpable, intrigant.
Il suffira juste se laisser promener par ces improvisations, de découvrir ces fractures sonores, ces atmosphères cliniques, ces rythmes changeants pour découvrir que tous nos repèrent sont quelque peu chamboulés à l’écoute de cet album.
Benoît RICHARD / netlabelsrevue
"C’est juste les murs qui changent"
Je suis surpris et déçu d’être totalement passé à côté d’un artiste aussi intéressant et prolifique que D’incise. C’est fou comme avec autant de ramifications communes, et une discographie aussi conséquente, mes oreilles et sa musique n’ont jamais croisé leurs chemins !
Etrange !
Enfin c’est du passé, à moi tous ces albums d’electronica disponible online sur son site !!! (http://www.dincise.net ) Y a vraiment de quoi faire !!!
Sinon je n’ai pas fait les présentations, et à vrai dire, je viens a peine de lire la bio … :p
D’incise fais parti du collectif Genevois Audioactivity (http://netlabel.audioactivity.net ), une sorte de collectif et de netlabel à l'affût de musiques expérimentales.
Quoi d’autre à se mettre sous la dent ? Apparemment ce projet explore bien des univers sonores, en partant de l’electronica et de l’expé, en allant jusqu'à l'électroacoustique. De nombreuses collaborations ont eu lieu, notamment en live, je ne vous ferais pas le namedropping de la liste, je n’en connais quasiment aucun, a part peut être Tzii que j’ai déjà vu sur un autre netlabel, Signal zero je crois …
Parlons un peu de l’album « C’est juste les murs qui changent » Pour cette fois ci, c’est bien d’electronica dont il s’agit, et de l’electronica bien barrée, celle qui vous fait tressaillir, et qui dégagent les synapses. Le 5.1 de votre salon s’égosille, les tweaters, le caisson de basse se refont une jeunesse. Ce sont les voisins qui vont être content. Enfin on ne peut pas dire que ce sont les BPM qui vont les gêner cette fois, plutôt l’ambiance étrange qui règne chez leur nouveau voisin, un type étrange à n’en point douter, puisqu’il écoute une musique qui ne respecte aucune logique commerciale :p.
Enfin bref, je vous recommande la visite du site ci-dessus, si vous êtes sensible à ce style de zic, vous serez rassasié et comblé, si vous êtes hésitant, au pire vous perdez 10 minutes de download, alors qu’attendez vous ?
Axesscode
"C’est juste les murs qui changent"
D'Incise continue tranquillement son chemin sans que l'on s'en aperçoive vraiment. De "Plans Séquense Plus Quatre" à "Variations sur Dublin", le compositeur électronique Suisse a plus d'un tour dans sa poche. Avec "C'est juste les murs qui changent", D'incise nous fait partager son electronica qu'on lui connait.
Ce qui plait beaucoup chez D'Incise, c'est comme dit ci-dessus son electronica ; ce qui plait encore plus est l'évolution qu'il en fait, son style reste identifiable au fil des albums mais ne reste pas statique, plus ou moins mouvementé suivant les humeurs, sans doute. A la fois rythmée et calme, sa musique explore ici un univers pas très chaleureux mais assez coloré, enjoué, ou les sonorités électroniques fusent d'un peu partout sans pour autant créer une cacophonie. Le papier peint se décolle (pour une fois dans ce style musical les titres sont très terre-à-terre) par exemple joue sur une petite mélodie de petits sons electro semblant reposants, en apparence seulement, parce que le morceau dans son ensemble ne laisse pas beaucoup de place à des nappes de tranquillité ou de calme sonore. Sans s'en rendre compte, on arrive vite dans quelque chose de plus noisy ou un peu dub. On est dans un mix dans nappes voluptueuses et de beats envoyés un peu de tous les côtés. D'Incise semble toujours explorer un univers, farfouiller un peu à droite à gauche pour obtenir des morceaux toujours originaux. On est jamais dans l'exubérance électronique, jamais de synthé envahissant ou de samples en boucle lassants, là c'est toujours des petites bribes de sons bizarres qui forment un ensemble. Pour autant, ce minimalisme fait de "C'est juste les murs qui changent" un album à placer haut dans la discographie de D'Incise.
Une fois l'exploration de "C'est juste les murs qui changent", n'hésitez pas vous aussi à farfouiller un peu du côté de D'Incise, autant dans ses anciennes productions que dans ses nouvelles, parce qu'il n'a pas chômé et de nouvelles activités sonores sont déjà disponibles.
Frohike / la gouttière
"C’est juste les murs qui changent"
Entre électronique et électro-acoustique, la musique de D'incise a des accents de musique ambiante. Pas de beats tape-à-l'oeil, le rythme est syncopé, mais il n'occupe jamais le devant de la scène et ne rompt pas l'ambiance presque méditative du disque. Le son est froid et la lenteur du tempo évoque agréablement Ambiant Works, vol. 2 d'Aphex Twin, ou certains albums de Pan Sonic.
webzine Musique(s)
"Variations sur Dublin"
En découvrant le netlabel Audioactivity, j'y ai trouvé des choses qui me semblaient intéressantes. C'est pour cela que l'envie me prie de chroniquer ses parutions, à commencer par Variations sur Dublin, D'incise (autant commencer par la première sortie).
Sous D'incise se cache quelqu'un d'apparement pris par la ville, qui puise ses inspirations dans les bruits, les sons et les atmosphères qui l'entourent. Concernant Variations sur Dublin, c'était lors d'un séjour de quelques semaines dans la ville irlandaise que l'envie lui prit d'exprimer ce qu'il y ressentait via la musique. Le résultat oscille entre bruitisme, electro, electronica, ou encore ambiant. De Frénésie Immobilière est justement le premier morceau de l'album et évolue dans un ambiant assez angoissant, sombre, et assourdissant sur la fin du titre. Cela n'a rien d'une jolie carte postale touristique, au contraire même si l'on sent que la ville lui laisse des sentiments ambigus, du moins c'est en tout cas ce que j'ai ressentis à l'écoute. L'ambiant tient une place importante notamment avec aussi Brume en Parfum Portuaire, plus "chargé" dirons-nous que le précédent morceau. Sur la partie electronica on trouve un des meilleurs titres de l'ensemble à mon goût, Petite Ballade Embrouillée, bien qu'un peu court (deux minutes) : il s'agit d'une electronica ponctuée ça et là de quelques notes aigues mais avec un rendu très esthétique offrant au morceau une belle homogénéité, très bien représentative du titre choisi. Ce qui caractérise fortement Variations sur Dublin, c'est aussi son aspect bruitiste, faisant ainsi transpirer le côté brutal du monde ainsi que le côté justement bruitiste de la ville. D'incise se dit fasciné par la rouille et les rythmes qui s'effritent, correspondant parfaitement à l'idée qui paraît avec Lassitude Moléculaire Sous-Jacente qui clotûre l'album. Du bruit, de plus en plus amplifié et assourdissant, complètement destructuré, voila la recette de ce morceau. Deux autres titres évoluent dans cette même atmosphère, Cette Attirance et Ce Que la Brique Fredonne à mes Pupilles. De plus, chaque morceau est accompagné de plusieurs photos mettant en scène des immeubles désaffectés, des grosses grues métalliques, ou encore des prospectus immobiliers, de quoi guider encore un peu plus l'auditeur.Dans l'ensemble, Variations sur Dublin se divise en quelques sous-parties electronica, et bruitiste / industriel. Même si c'est un peu court, six morceaux seulement, on se plaît les écouter et à se représenter ces moment passés à Dublin et les atmosphères que l'artiste à pu rencontrer. A télécharger sans hésiter, le tout est sous Creative Commons License, diffusable et copiable gratuitement.
Frohike / la gouttière
"Insectes, Attente et Pixels"/"Erratiques Eraflures"/"Capharnaum"
D’incise is another one of those sound artists that seem to be all over the internet. The Swiss artist has a number of internet albums available through several netlabels. His tools are familiar; field recordings, digital manipulations, and a variety of electronic effects. However he always seem to be experimenting. He has a signature sound but no one album is like the other one.
Insectes, Attente et Pixels is somewheres between IDM and experimental. There’s always the hint of a beat and sometimes a disclosure of manic energy. It is dark, odd, and very listenable. The album is available from the Zymogen netlabel in 256kbps MP3.
Erratiques Eraflures is very much avant-garde and almost void of beat. There is a strong use of field recordings of an urban nature and hence an industrial feeling. While it is not as listenable as Insectes it is still a fascinating, if challenging listen. The album is available from Mirakelmusik in MP3 or Ogg Vorbis format.
His newest album is Capharnaum from the eDogm netlabel and is the most interesting of the three I’ve featured. There a lot of variety from industrial musique concrete (”Plaisir Capharanaum”) to ambient (”anonyme”) to post-classical noise (”Sitcom ou le Passage au Noir Impromptu”). This is a surprising album that kept my attention.
Marvin Vernon / freealbums
"Insectes, Attente et Pixels"
Among the artists who combine the aesthetics and sound sculpting of avant-garde with the posse and power of bass-driven urban music D'incise is clearly one of the most interesting and solids of them all and his latest release on Zymogen is only an example of that.
"Insectes, Attente et Pixels" got to be one of the best produced albums I have heard in a while, every sound seems carefully constructed and the way the percussive structures are built, leaves the listener absolutely dazzled and delighted.
The first track "Elle Dort" is a mellow and epic opener, with a laid back mood to it that clashes with an intricate progression of broken percussions that maintain a level of tension through the entire track.
This album have some hyper, convoluted and frantic peaks on "Contemplatif et pixellisé" and "On peut pas tout cacher avec le printemps": both ecstasies of broken sounds and blazing self-constraining shapes, that grow into enormous bursts of chaotic energy.
Something that I truly love abut D'incise, is that he has some kind of a hardcore attitude, very strong willed and filled with anger and rage that is very present on "Spectacle" whose heavy rhythm evokes the power and will of a military march. Even though I don't speak French and don't understand what the vocal sample from the beginning says, it's not hard to understand that they are upset about something that has to do with the unfair and miss proportioned economical situation the world lives today. This very powerful and dark record finds a balance with slower and awkwardly built tracks such as "Anticipation D'un Voyage"(probably my favorite tracks of the whole record), "Traumatisme Enfantin" and finally "Insectes diurnes et nocturnes". On those pieces D'incise experiment with unsetting speeds and weird pitching that grow into some really beautiful shapes and motions.
"Insectes, Attente et Pixels" is an exceptional record that a lot of people could clearly enjoy: from the IDM-heads to people more interested in avant garde experimentation.
David Velez
"Insectes, Attente et Pixels"
IDM and glitch are what makes Insectes, attente et pixels. In the first 3 tracks these components are more background elements giving an ambient and slower feel. On peut pas tout cacher avec le printemps brings the clicks'n'cuts to the front for a more aggressive sound, but near the end it gets slower again to make the appropriate mood for the following tracks. Spectacle is a little different with a spoken word opening and another kind of beats, breaking the routine of what preceeded as a syncop would to get back to it again but this time a lot more calmer with Insectes diurnes et nocturnes. Beautiful music.
Sothzine
"Insectes, Attente et Pixels"
hell yeah! d'incise makes me believe in electronic again. i find it hard to get into most of the 'insubordinations'-stuff (his label for improv-music), but this EP is simply stunning. everything sounds edgy, handmade and very different from the electronic music you used to know. his beats are rumbling stones, more field-recoding than dance music. still it's quiete catchy and hypnotic. comparisons? zavoloka, gultskra artikler, normal music. you should know this. six stars.
Sven Swift / Archive
"Insectes, Attente et Pixels"
und wieder ein fantastisches meisterwerk auf zymogen. wie einige ja bereits bei kreislauf.fm # 17 gehört haben, bietet uns d'incise einen wunderbaren blick auf die welt der insekten.
entspannte momente sorgen für eine wohlige stimmung, die man nicht mehr missen möchte. absolute download-empfehlung!
Kreislauf e-zine
"Insectes, Attente et Pixels"
Zymogen parte. No hay duda. En esta referencia nos demuestran su gran nivel de publicaciones y el excelente gusto que tienen. D'incise han elaborado un tabajo supremo, dónde cada sonido ha sido escogido y procesado meticulosamente llegando a conseguir una calidad casi perfecta, y digo casi por no querer ser tajante porque para mi es un trabajo perfecto. Límpio y con un gran sonido, un estilo entre la IDM y la indietrónica, con mucha electrónica y algunas referencias al pop.
imprescindible!!!
oír para creer
"Insectes, Attente et Pixels"
The man behind the ubiquitous D’Incise-moniker goes by the name of Laurent Peter and comes from Geneve, Switzerland. He’s part of the highly recommendable Diatribes free jazz-collective and runs his own netlabel for improvised music between jazz, noise and electronic music (check Insubordinations). With his EP for Filippo Aldovinis’ Zymogen-netlabel, you can catch D’Incise at his artistic peak level.
‘Elle Dort’ opens the EP. Laurent scatters his nervous beats over a classical Autechre-motive that unfolds itself in a beautiful, harmonic sub-layer including processed strings and flutes. ‘Contemplatif et Pixellisé’ features a great base-melody and surprises with aggressive yet ornate breakbeat-patterns. Woaw! Dark stuff. Short rest at ‘Anticipation d’un Voyage’. D’Incise quotes Autechre, once again, now at they’re abstract phase around ‘Confield’. Track number four is quite similar, adds some interesting sample-sounds and closes ranks to the breakbeat-influenced beginnings. At ‘Traumatisme Enfantin’, Laurent seems to improvise with his sound-vocabulary. It has to be mentioned because D’Incise shows off with some really interesting new tones that a lot of bedroom-producers should focus they’re mind on.
‘Spectacle’ is the most significant track of the whole EP. Laurent combines a strong, catchy melodic motive with a spoken word-sample, something about politics. The song works pretty well, although (because?) it’s the most obvious one on this recording. Last track ‘Insectes Diurnes et Nocturnes’ is a decent example to the D’Incise-sound, and you can learn an important lesson if you want to know about fresh IDM here. Again, the beats. Laurent uses a lot of different sampled sound for his complex rhythmic patterns. They don’t sound fat, but the do sound alive, diverse, like spread among the whole stereo-panorama. Bit like a box of stones- if you know how to shake.
I noticed a certain slide to some darker sounds at Zymogen. ‘Insectes, Attente et Pixels’ suits this trend very well by drawing distinct influences from abstract drum n’ bass and late-nineties electronica. Autechre is a comparison you have to draw. But Booth and Brown are the ‘Fab Four’ of contemporary electronica, and which true pop band is ashamed if they’re compared with The Beatles? See. The outstanding feature of Laurents’ compositions is the dense mix of these ‘classical’ elements with a rich sound design that incorporates found sounds, elaborate synth-programmings and generative rumbling. Still, D’Incise keeps these influences in check: Beside all the Avant-Garde that probably stands in the back of Laurent Peter, D’Incise filters it by the means of the composition. That’s awesome.
sven swift / rubored
"Insectes, Attente et Pixels"
This release from Swiss producer D’Incise on the Zymogen netlabel is a little bit older, from August actually. But I have just downloaded it today and it is worth mentioning, I think. Are release dates important at all when talking about netaudio? Usually releases are available for many years, well as long as the files are hosted. No limited quantities, no sold out announcements. Actually that’s one of the advantages of netaudio.
D’Incise covers a musical spectrum between Autechre and more leftfield Drum & Bass in the vein of Plug and Aphex Twin. If you want to get an idea what the seven tracks of this release are about just listen to the first two tracks: glitchy IDM sounds on Elle Dort and subbass driven breakbeats on Contemplatif et Pixellisé. The atmosphere on all tracks is kind of dark, though more comforting than sinister.
If Autechre are on your playlist download this release. I guess you’ll like it.
Not So Relevant
"Les Dérives"
Seul derrière ses machines et divers objets sonores, parfois accompagné de musiciens, D’Incise aka Youthman aka Laurent Peter ne cesse de construire son univers musical. Rencontre.
Les Dérives. Quand mon "adoré" boss Fabrice m'a mis entre les mains cette galette en me disant un truc du genre : «On a reçu ça, c'est électro et ça a l'air assez sympa, tu t'en occupes ?", j'ai eu, pour je ne sais quelle raison, un a-priori positif. La pochette peut-être. Trois pans de carton recyclé qui se superposent, le tout gribouillé de nervures à l'encre de chine et de quelques phrases poétiques sur lesquelles se greffent les 14 titres du disques au noms qui taquinent l'imagination et les trois neurones artistiques (le nombre dépend des personnes) du cervelet hypothalamien: "escarmouche entre deux courant d'air", "l'urbaniste insouciant" ou encore "rêverie stochastique sur fond bleu".
Voilà le décor du premier disque du projet intitulé D'Incise et piloté par le seul genevois Laurent Peter est planté. Je peux continuer. En rentrant à la maison après la séance de boulot, je me décide à franchir le pas. Je glisse le disque dans ma platine... Et là, (excusez pour le côté théatral à outrance de la mise en contexte...), j'ai été scotché.
Pour ce premier opus, sorti au printemps 2005, Laurent Peter s'est fendu d'une electronica tendance "chill" qui fait du bien par où elle passe. D'influences autant nombreuses que diverses, les sonorités de ce disque semblent venir de nulle part et de partout à la fois. D'ordinaire disciple acharné et fanatique de l'improvisation pure et dure parfois à la limite de la noise lorsqu'il est sur une scène (pour vous dire, ça lui arrive de jouer en utilisant des lames de scie circulaire et autres objets insensés comme instruments), Laurent Peter navigue avec ce disque dans un univers plus calme, plus sobre et plus simple, sans que le résultat n'en soit restreint.
Egalement membre du collectif sonore genevois Audioactivity (www.audioactivity.net), Laurent Peter déteste restreindre son univers musical. «Je ne comprends pas les personnes qui font tout le temps la même musique» explique-t-il sans pour autant apporter de jugement de valeur sur le travail d'autrui. Sa vision de la chose musicale est vaste et (presque) infinie. Ainsi, les auditeurs et spectateur attentifs pourront ainsi retrouver nombre de ses productions qu'il sème avec talent et plaisir sur pas mal de netlabels (adresses dans la rubrique focus). Présent également sur scène, seul ou en trio avec ses potes de La Tangente, un combo qui auto-qualifié de "dub-déviant".
L'improvisation, la découverte (humaine ou musicale) et l'envie forment ainsi le crédo libertaire dans lequel navigue Laurent Peter, faisant du même coup évoluer les musiques électroniques au pluriel et dans le sens le plus large du terme.
Bref, trèves de bavardages. Vous l'aurez compris, le premier opus de D'Incise vaut le détour. La balle est dans votre camp...
Focus
Si l'univers musical de Laurent Peter, seul protagoniste de D'incise est autant riche que vaste, il est à l'image du réseau musical que s'est construit l'artiste. Utilisant le web comme véritable support artistique, le musicien et ses potes du collectif genevois Audioactivity proposent une véritable mosaïque virtuelle de sons, d'images, de concepts flirtant parfois avec la poésie qui sortent de l'ordinaire et offrent une alternative fraîche et on ne peut plus moderne au traditionnel "pack-cd-stickers-flyers" en matière de promotion musicale. Que l'on soit adepte ou non de cette tendance e-...., je vous invite à vous caler confortablement dans votre fauteuil juste devant votre écran d'ordinateur, de vous saisir de votre clavier et de vous laisser guider par le capitaine Youthman à travers les méandres de son réseau électronique et musical. Bons voyages.
Notre avis
Que ce soit après une journée de boulot, dans un tram bondé ou sur un tracteur, les 14 titres des Dérives de D'Incise coulent comme du miel sur une tartine tôt le matin. Epurée mais jamais minimaliste dans le mauvais sens du terme, sobre sans en devenir chiante, l'electronica "chill" de Laurent Peter a cela d'intéressant qu'elle se laisse déguster de loin comme de près, au casque comme en fond sonore. Vous l'aurez compris, j'adhère complètement à ce projet. Et paraît-il qu'en live, l'electronicien du bout du lac réserve aussi quelques surprises qui valent le détour. Tendez l'oeil et l'oreille et si jamais il se pointe près de chez vous, allez lui rendre une petite visite. Il se fera un plaisir de vous présenter son univers musical. En toute simplicité.
seb / newzik.ch
"Les Dérives"
« Un être brumeux, toujours ailleurs », le genevois Laurent Peter fait partie du collectif Audioactivity sound system fondé en 2000. Les dérives de ce compositeur font de lui un de ces rares spécimens capables de vous inciter à plonger en une lente et douce torpeur.
Une démarche presque métaphysique pousse cet habitué du live électroacoustique improvisé à sonder les impacts de notre société, ses fluctuations sociales, politiques, économiques. Et cet instant d’écoute, « volé » à un réel létal, pousse l’auditeur à la réflexion. Car sous cet album d’essence minimaliste se profile une réflexion extrêmement dense, presque oppressante, qui chercherait l’équilibre juste et salvateur : celui du degré zéro de l’espérance. Mélancolique ou cynique, sinon les deux, D’Incise observe avec une sensibilité accrue le phagocytage d’une société dégingandée, et fait de la création un véritable substrat de l’existence. L’electronicien effleure le réel en compagnie notamment de Monsieur Connard, tout autant inspiré par les déviances humaines « Mémoire instable d’un génocide ». D’inspiration hybride, (electronica, hardcore, dub et hiphop) D’Incise construit un habile maillage de distorsions synthétiques, hypnotiques : grouillements d’entrailles « Effort pulmonaire », chuintements urbains « Grillages », brouillages lancinants voire envoûtants « Escarmouche entre deux courants d’air ». Autant de variations lentes et continues qui confèrent à cet album des élans icariens, au beau milieu d’un paysage tantôt glauque, tantôt aseptisé. Les dérives sont minimalistes, sombrement épurées, mais D’Incise l’a bien compris : le témoignage ne tient parfois qu’à un souffle, et quand l’œuvre s’amuït, elle hurle d’autant plus fort.
Christelle / Alternatifs.fr
"Les Dérives"
D’Incise dérive d’Internet au disque
L’électronicien genevois dépeint la réalité avec mélancolie. Rencontre.
«Je suis l'inconnue mutante d'une équation sans queue ni tête», écrit D'Incise, musicien électronique genevois, sur la pochette de son premier CD Les dérives. «Autour d'une réalité incertaine, sur les débris de notre humanité… Je dérive.» Sur un tempo envoûtant, l'oreille de l'auditeur hypnotisée se laisse à son tour dériver. La musique est d'une douceur poignante qui vient chercher quelque chose, quelque part, tout au fond.
Encore cotonneux du voyage, on avance doucement la main vers la pochette de carton brun. Alors que l'on appuie sur la touche repeat, le titre du morceau nous sort de notre rêverie: Mémoire instable d'un génocide. «Ma musique est toujours en réaction, indissociable de la réalité sociale. Après, je peux avoir envie de m'apaiser, de prendre les choses du côté de la mélancolie», réfléchit tout haut le musicien.
D'Incise vient également de sortir Détour, collection de morceaux téléchargeables gratuitement, sur www.alpinechic.net, label zurichois logé sur Internet. «Quand un artiste peu connu fait un disque, il peut tout juste espérer rentrer dans ses frais. C'est plus simple de donner sa musique. Sur Alpine Chic, les droits d'auteur sont protégés. Et puis cela assure une visibilité.»
Se reconnaissant une influence certaine de Steve Reich, représentant le plus célèbre du minimalisme américain, D'Incise mélange les styles. Membre du collectif Audioactivity avec lequel il est parti un mois en Pologne l'an dernier, il touche également au free jazz avec le groupe D'incise-d'où-Inductions et produit du dub en compagnie du dénommé Mr. Connard avec La Tangente.
SABRINA BERREGHIS / Tribune de Genève
"Les Dérives"
Un voyage à la dérive. Voilà ce que nous propose D’incise a.k.a L. Peter, un artiste suisse originaire de Genève. D’obédience electronica, il développe des ambiances et des écho-systèmes électroniques où s’intègrent ça et là quelques parenthèses instrumentales (sons de pianos, claviers, cloches) mais aussi des beats qui relancent de temps en temps le rythme pour donner vie à ces excursions musicales.
N’étant jamais mieux servi que par soi-même, laissons l’artiste à l’instar de son livret se présenter lui-même : « Cet album étant le fruit d’une créativité aléatoire et désorganisée, son écoute n’est pas astreinte à une trame temporelle fixe. Libre à vous d’y naviguer selon le hasard ou vos envies... de lier mes dérives aux vôtres. ». C’est dit.
Cet album de 14 titres porte bien son nom. Il nous pousse à dériver. A prendre des détours, à ne pas suivre les pistes. Mais aussi à se laisser porter. Dans un univers mi-réel mi-fantasmé, profondément influencé par la vie en ville, D’incise rend hommage à cette capitale suisse au sens propre (dans le livret du disque) comme au figuré.
Il explore les paysages urbains et se fait l’écho de l’architecture de la ville par les structures de ses morceaux et leurs titres mêmes : parfois incohérente ou hésitante (« Incertain », « En attendant »), parfois brusque, violente (« Mémoire instable d’un génocide », « Opposition », « Effort pulmonaire », « Amnésie »), parfois bruyante, triste ou inquiétante (« Incertain », « Grillages », « Echafaudages », « Perturbation climatique ») ou plaisante et propice à la rêverie et à une certaine poésie de l’urbanité (« Promenade », « L’imaginaire », « Escarmouche entre deux courants d’air », « L’urbaniste insouciant », « Rêverie stochastique sur fond bleu »).
Premier prix d’Architecture sonore de la ville de Genève 2006. Avec félicitations du jury !
INDIETRONICA
"Les Dérives"
Ce premier disque d’incise intrigue tout d’abord par l’esthétisme qui s’en dégage. Pochette cartonnée 3 volets, sur lequel s’entremêlent formes graphiques et mots. Très sobre, très dépouillée, presque austère comme la musique de ce genevois. Tout d’abord à la recherche de l’abstraction absolue, d’incise se laisse dériver aux confins des capacités de ses machines, tissant des ambiances souvent froides. Puis l’humain semble reprend pied face à la technologie et l’atmosphère se réchauffe dès le très beau En Attendant... qui évoque les premiers enregistrements de Micro :mega. Une filiation guère surprenante puisque L. Peter, outre d’incise, développe aussi sous le nom de YouthmanSteppa, un projet dub, à l’instar de Fred Luneau qui partage son temps entre Micro :mega et Löbe. Et cette inspiration permet à sa musique une véritable mutation, minutieusement orchestrée sur la longueur de cet album. Échafaudages est ainsi le résultat d’une greffe d’une rythmique technoïde sur des plages ambiantes, pour un résultat complètement extatique. Un très bon album pour les fans de Pan American et autre Loscil.
Autres directions in music
"Les Dérives"
Projet genevois sous le nom duquel s’abrite Laurent Peter, D’incise n’a de cesse de construire des pièces rythmiques minimales, aboutissements d’efforts programmés sur ordinateurs. A l’écoute, Les dérives ne demandent pas longtemps avant de parler pour leur auteur, francophone déboussolé, élevant des constructions pour pas grand-chose, mais publiées quand même.
Qu’elles, au moins, passent la frontière ; et le pas grand-chose sera devenu déjà ça. A coups d’ambient raffinée (Grillages, Incertain), de ricochets entre lesquels se glissent de timides comptines (En attendant…), D’incise rêve sans doute de fuir un pays qui, depuis longtemps, l’a endormi.
Des surbasses carnivores investissent les champs libres (L’imaginaire, Escarmouche entre deux courants d’air) et quelques fulgurances brèves viennent interrompre les monopoles graves (L’urbaniste insouciant). Voilà pour les décors, plantés pour accueillir des tentations mélodiques (Rêverie stochastique sur fond bleu), ou construits, même, par une boucle de piano décidant de la suite programmée à donner à l’ensemble (Perturbation climatique).
On trouve aussi, sur Les dérives, des écarts de langage : à écouter (Opposition, Effort pulmonaire) ou à lire (et qui prouvent qu’on a parfois plutôt intérêt à numéroter ses morceaux). Peu de choses, pourtant, à reprocher à cette marque d’allégeance de l’électronica suisse à son homologue allemande. De ces dérives qui rapprochent.
Grisli / dmute
"Les Dérives"
C'est de Suisse, par pli postal que nous est arrivé ce disque, très bel objet fait de carton brut, au visuel plutôt dépouillé. Et c'est le genre de disque qui redonne envie d'écrire à l'homme que je suis, décidément peu motivé par l'écriture depuis des semaines. Ce coup de fouet salutaire m'est adressé à distance par un citoyen helvétique, Laurent Peter, qui met autant de poésie dans son électronica sombre qu'il en met dans les mots de ses titres. Chez lui, les courants d'air se font des escarmouches, le climat est peturbé et il est question d'effort pulmonaire. C'est que c'est plein d'air ici, comme dans les Alpes suisses : on respire, ça décrasse les poumons (les oreilles aussi) et l'on fait des rêves sur fond bleu. Alors que certains electroniciens aiment parsemer leurs compositions de nombreux bleeps, D'Incise joue la carte de l'épure, ralentit la progression des lignes mélodiques pour mieux hypnotiser. Non, on ne fera pas de blague sur la lenteur suisse. Vive Boards of Switzerland, pardon : D'Incise.
Jean-Marc Grosdemouge
"Les Dérives"
« Un être brumeux, toujours ailleurs », le genevois Laurent Peter fait partie du collectif Audioactivity sound system fondé en 2000. Les dérives de ce compositeur font de lui un de ces rares spécimens capables de vous inciter à plonger en une lente et douce torpeur.
Une démarche presque métaphysique pousse cet habitué du live électroacoustique improvisé à sonder les impacts de notre société, ses fluctuations sociales, politiques, économiques. Et cet instant d’écoute, « volé » à un réel létal, pousse l’auditeur à la réflexion. Car sous cet album d’essence minimaliste se profile une réflexion extrêmement dense, presque oppressante, qui chercherait l’équilibre juste et salvateur : celui du degré zéro de l’espérance. Mélancolique ou cynique, sinon les deux, D’Incise observe avec une sensibilité accrue le phagocytage d’une société dégingandée, et fait de la création un véritable substrat de l’existence. L’electronicien effleure le réel en compagnie notamment de Monsieur Connard, tout autant inspiré par les déviances humaines « Mémoire instable d’un génocide ». D’inspiration hybride, (electronica, hardcore, dub et hiphop) D’Incise construit un habile maillage de distorsions synthétiques, hypnotiques : grouillements d’entrailles « Effort pulmonaire », chuintements urbains « Grillages », brouillages lancinants voire envoûtants « Escarmouche entre deux courants d’air ». Autant de variations lentes et continues qui confèrent à cet album des élans icariens, au beau milieu d’un paysage tantôt glauque, tantôt aseptisé. Les dérives sont minimalistes, sombrement épurées, mais D’Incise l’a bien compris : le témoignage ne tient parfois qu’à un souffle, et quand l’œuvre s’amuït, elle hurle d’autant plus fort.
Alternatifs
"Les Dérives"
Dies kann Laurent Peter alias D'INCISE leichtfüßig toppen. »Les Dérives« (www.audioactivity.net) ist vitaler durchwachsen. Electronica, die dank sich verzahnender Saiteninstrumente zunächst mal gar nicht wie ein Electronica-Album klingt, aber mit Fortdauer Nuance um Nuance elektronischer und irgendwie lieblicher und zwischendurch auch dubbiger wird. Bon voyage éclectique, 75 Minuten lang superb!
Laurent Peter alias D'INCISE peut surpasser cela avec agilité. »Les Dérives« (www.audioactivity.net) est élaboré de manière vitale (?). De l'electronica, qui grâce à ses instruments à cordes "en dents de scie" ne sonne pas au premier abord comme un album d'electronica, mais qui devient avec une nuance permanente une nuance plus électronique et en quelque sorte plus doux et de temps en temps plus dubby. Bon voyage éclectique, 75 minutes, superbe!
Skug
"Les Dérives"
Première référence du netlabel Audioactivity Les dérives est aussi le premier album au format CD du genevois Laurent Peter sous le pseudonyme de D'incise. Les Dérives regroupe des morceaux créés entre 2003 et 2004. Ce projet solo, plutôt orienté electronica down-tempo, se révèle relativement proche des univers d'Arovane ou de Mouse on Mars. Même si la ressemblance est un peu plus lointaine, on pense aussi au premier album d'Autechre, Incunabula, le disque le plus "ambient" du duo de Sheffield. Ces excellents travaux de home studio se passent de longs discours. Citons simplement D'incise qui "travaille sur les textures, les cassures, les tensions, le spectre, l'ambiance", et laissons à nos oreilles esthètes le simple plaisir de l'écoute.
Néosphères
"Les Dérives"
Musique ambiant et électronique, D’incise est un projet qui nous vient de Suisse derrière lequel on trouve Laurent Peter, qui manie les machines pour en extraire une éléctronica légère, abstraite et microscopique. Aux sonorités minérales dominantes évoquant la nature, D’incise y ajoute des mélodies éparses. On songe aux Boards Of Canada (En attendant…) dans un album qui invite à la rêverie et à la méditation.
Benoît Richard / benzinemag
"Les Dérives"
"Les Dérives" to album, na którym znajduja sie utwory stworzone miedzy jesienia 2003 a wiosna 2004. Musial to byc bardzo plodny okres dla D’incise’a – 14 kompozycji wypelnia krazek niemal po brzegi, trwajac razem 75 minut. Nie jest to wiec jakas ot tak poskladana epka, z kilkoma kawalkami, które sroce wypadly spod ogona.
Musze przyznac, ze z poczatku taki format albumu wzbudzil moja radosc, ucieszylem sie, ze bedzie duzo materialu do nasycenia uszu. Ale godzina i kwadrans to jednak sporo i niewiele kojarze plyt, które sa w stanie przyciagnac moja uwage przez tyle czasu. Bez wiekzych problemów móglbym wskazac dwa-trzy utwory, bez których album niewiele by stracil, ale wiekszym problemem jest to, ze wszystkie tracki trwaja powyzej czterech minut, a kilka powyzej szesciu. Wiele z nich mozna byloby nieco przyciac.
Te zastrzezenia nie zmieniaja faktu, ze „Les Dérives" zawiera sporo ciekawej muzyki. Konkretniej: melancholijnej, stonowanej elektroniki, która opiera sie na rytmicznych patentach w tempach srednich. Struktury rytmiczne nie sa mocno zarysowane, waham sie nawet przed okresleniem ich bitami. Sa zlozone z duza dbaloscia o szczegól, z wielu elementów, ale nie angazuja uwagi calkowicie. Brzmia intrygujaco –zbudowane sa z sampli, które autor stworzyl na bazie dzwieków konkretnych (drzwi, osprzet kuchenny), ale przykrojonych tak, by pelnily funkcje perkusyjne. Jako zródlo sampli sluzyly tez instrumenty akustyczne, w jednym utworze chyba nawet gamelan. Palet barw jest chlodna, ale nie dolujaca, raczej uspokajajaca. Gdy D’incise zapusci sie w obszary jakby weselsze zdarzaja mu sie niepotrzebne pastelowe brzmienia. Ale te rejony odwiedzamy na szczescie bardzo rzadko.
Autor sam przyznaje, ze z perspektywy czasu melancholijny nastrój widzi tylko jako pierwszy krok, teraz stara sie umiescic w swojej muzyce jakis czynnik niepokojacy, który zmusi sluchacza do reakcji. Zaczatki tego myslenia slychac juz na tym albumie, gdzie niektóre bardziej pokombinowane rytmy zmuszaja do wytezonego nasluchu, by wylapac interakcje elementów.
Piotr Tkacz / nowamuzyka

"diatribes - logique du désordre "
The various fibres that make up the sounds, the unusual perspectives on the instruments, the unprejudiced blend of backgrounds –noise, electroacoustic, jazz, objects, processing, concrete- transform this work into a ongoing gush of fresh air, stating without qualms its unrelenting energy in a remarkably creative interaction, or a narrative that unveils its coherence at every turn, completely devoid of anticipation.
modisti
"diatribes - logique du désordre "
Bela surpresa me guardava a audição de Logique du Désordre, disco que me chegou há dias pela mão de Laurent Peter, do grupo Diatribes. É este o trio do electronicista d'Incise (Laurent Peter), do saxofonista Gaël Riondel (também em clarinete e flautas) e do baterista e percussionista Cyril Bondi. Aumentado com a participação de dois outros músicos suíços, Christian Graf (guitarra) e Nicolas Sordet (cordofones electrónicos), em dois dos seis temas do disco, gravado ao vivo na Cave de l'AMR (foto infra), em Genève, Suíça, entre 1 e 3 de Novembro de 2005. Depois de uma bem sucedida série de EPs e LPs editados em netlabels europeias (entre elas, a portuguesa test tube, Parenthèse Polonaise), eis que o Diatribes se estreia em formato CD na suíça Altrisuoni.
Diatribes, sabe quem já ouviu, pratica a arte da improvisação livre, uma actividade que, são sendo um género em si mesmo (ok, também assim se poderá considerar, mas adivinho não ser essa a preocupação dos músicos), incorpora em si mesma distintivos de outros géneros e subgéneros, neste caso, do jazz de tendência libertária, da música "contemporânea", da electroacústica e do noise electrónico, assim criando, mais que uma forma personalizada de usar a dita técnica, uma linguagem musical transgressora dos cânones em voga, algo que se materializa e desvanece passo a passo até à recombinação seguinte.
Atravessada por uma poética nocturna e melancólica, que convive bem com ambientes soturnos, a música de Diatribes inquieta mais do que tranquiliza. Insinua-se por entre paisagens que se julgavam conhecidas e familiares, revelando olhares insuspeitos sobre a complexa realidade cénica que se depara diante do ouvinte. Perturbantes são também os sons que aqui se cruzam, ora frios e cortantes como lâminas, ora quentes e ricos em miragens (ouçam-se os fragmentos de melodias que se desprendem das ondas electroacústicas) como as areias do deserto.
Empatia, coesão, fluidez discursiva e bom gosto na combinação instrumental com que se explora a variada paleta de timbres e texturas, tornam Logique du Désordre numa obra de elevado valor estético e proveito auditivo. Improvisação moderna swiss made. Não é certa como um relógio (mesmo que, como adianta o título, haja uma lógica interna nesta desordem aparente), nem doce como chocolate, mas funciona e deixa duradoura impressão. Recomendável? A todos os títulos.
jazz e arredores
"diatribes - Mémoires Disséquées/Dissected Memories"
"let's talk about jazz, baby. since it lost it's revolutionary power around the early 70s, many different and related genres took up the impetus of improvisation and harmonic approximation. think of experimental ambient, krautrock, hiphop, in a spiritual way even punkrock. the strongest reincarnation of jazz (apart from cheesy hybrid-forms like jazzrock or acidjazz) maybe contemporary electronica. time for an identity parade.
the new italian netlabel zymogen brings together saxophonist gael riondel, drummer cyril bondi and electronic producer d'incise to jam along five superb freejazz-takes. the release features a destillate of two improviation-sessions and a remix by d'incise a.k.a. laurent peter (you might know him for his former collaboration with riondel and bondi on the eDogm-sampler released this spring).
i was expecting to hear some european-style freejazz power-jam, enriched with some breakbeats or techno-rhythms. far from it! thoughout the first five takes, digital and analog are very difficult to keep apart. peter is working with a lot of live-sampling, and many noises and random sounds are dubbed though his computer the way you can't tell where they emerge from. the digital manipulations fit very organic into riondel's melodic phrasing, and bondi at the battery (very natural sound) chooses to suggest rhythms, falls into powerful soli or uses his instrument as a source of sounds.
but most noticeable is the amount of melody, riondel injects the improvisations. there's much more *ornette coleman* and *albert ayler* in dissection#5 than *peter brötzmann* and *borah bergman*. in concert with the 'cold' electronics peter splashes out, this release will broaden your horizon - if you're ready for it."
sven swift / rubored
"diatribes+christian graf - odeur de bitume mouillé"
"Insubordinations, c’est le nom du label. Genre : je t’emmerde, je sors la musique que je veux, ne me donnez pas d’ordres, j’ai un beau nom, ce n’est pas pour qu’on chie dessus avec des remarques à la « pff, il commence quand ce morceau ? Qu’est-ce qu’on s’emmerde ! »
Bien que je n’aime pas tout ce qui sort sur ce netlabel, il faut reconnaître qu’il y a encore des gens qui osent essayer … Des gens qui partent à l’abordage, le couteau entre les dents et le cerveau en ébullition.
Ici, c’est précisément le cas. On est en territoire libre, improvisé, malléable à souhait. Imaginez-vous au milieu d’un désert qui, progressivement, voit paraître un théâtre de marionnettes désarticulées … La couleur du ciel change à chaque envolée de saxophone, les pantins dansent lentement sur les flottements électroniques.
De loin, ça ne parait avoir aucun sens, on imagine le tout hermétique, limite prétentieux mais c’est tout le contraire … A partir du moment ou l’attention n’a pas besoin d’être maximale, qu’on peut juste se laisser bercer, entraîner doucement dans son propre rêve, c’est gagné … Chacun y verra les images qu’il veut, chacun s’y perdra comme il l’entend, selon son rythme, selon son expérience … Ici, rien n’est vraiment dirigé ou imposé, le spectateur n’est pas écrasé par la musique, il en fait partie …
Finalement, la rencontre entre Diatribes et Christian Graf (guitare) interpelle. Arriver à marier les influences du free-jazz et de la musique électronique, ou arriver à marier une guitare avec un sax, une flûte ou des bruitages, ce n’est pas forcément facile. Pourtant, ça sonne très cohérent et c’est tant mieux pour nos oreilles !
webzine namless
"diatribes - interconnexions "
Net labels, and the free mp3 recordings that they release on the internet, represent the future of music both in the music they feature and the marketing and distribution methods that they employ. Internet music is the most important thing going in the recorded arts right now. Unfortunately, the quality of these releases is widely variable. Anyone can record something and put it on the internet, but not everyone should.!
That's why it's comforting to hear a collection such as Diatribe's "Interconnections." At first, this recording might not seem worth the time, a free (in more than one sense) avant-jazz net release. But really, this is good. The musicians are good; the recording quality is good; the composition is good, too. Every minute is interesting, for one reason or another. Diatribes cruises through a series of weird rooms, flashing the lights and rearranging the furniture as they go.!
The musicians are obviously extremely competent with their weapons. It's not frequent enough that musicians who can actually play apply themselves to the more adventureable fjords of the musical coast.!
The personnel are: Laurent Peter aka "d'incise" on laptop, objects, treatements; Cyril Bondi plays drums, other percussions and the Tibetan horn; Gaël Riondel plays the reed instruments (tenor and alto saxophones, clarinet) and the flute.!
d'Incise seems to have set the computers aside for this collection, instead entering his audible contributions with "ojects" that seem to be an array of solid metal things that creak, zing and vibrate throughout the compositions.!
At about 4:30 in the second track ("interconnexions 2.1"), Mr d'incise does a nice job of making your speakers sound as if they are shorting out.!
Riondel's sax gets into some good old goose honking. Other moments of saxophone are warm like rising steam and still others evoke elephants and jazz funerals.!
This can't be called mood music, because whatever mood you're in or trying to be in, these guys are going to match it for about a minute and a half, tops.!
One of the first things to stand out on this record are the drums. Both the playing and the treament of the drums are very strong here. Cyril Bondi's handling of the percussion instruments reveals his Afro-Cuban and his jazz studies. Listening to some of the passages that focus on Bondi, I get a vaguely-formed vision of him halfway up from the stool, reaching for the far drums. The drums are recorded loud and clear, too. It's always nice to hear good drumming brought to the front of the mix, no matter what kind of music it is. Usually, high-quality percussion, plainly wrought is something you have to purposefully look for. Art Blakey and Ginger Baker don't even get respect from the control booth half the time.!
Be warned, though. This recording is not built for boogie (although they do get into some rousing grooves about ten or eleven minutes into the third track (2.1), among other places.) Diatribes addresses a wild variety of moods. They cop a smoothly transitioning series of attitudes, sometimes evoking atmospheres to the point that they may be clearly visualized by the listener. In one stretch of time, Diatribes suggest everything from tropical flora to the filthy far ends of abandoned lumber mills to the funeral rites of forgotten cultures.!
Perhaps this is a subtle effect we can look forward to from the home-studio movement. Percussion has been the core of music since back in the days of bones and stones. But modern recordings have more often than not have treated the instrument-that-is-not-an-instrument as some sort of sidebar or something. This is, no doubt, a result of the 64-track process. When you've got 64 tracks, you're naturally going to multimic the drum kit, and that's naturally going to you less time to set up each of those mics causing you to rush the setup and level check. But all of those isolated microphones inevitably get bounced to one track, usually unedited. Now you're back to a single drum track, but it sounds awful and so you mix it down deep where no one can hear it.!
Meanwhile, a scrappy troupe of independent producers run a single mic from the drums to the Powerbook. It sounds crystal clear and good as hell.! The beginning minute or of the fourth track, "interconnexion2.3" is good treatment of Bondi's drumming. It's a moment of particular intensity.! This is the kind of recording that you can listen to an indefinite number of times and there is always more listening to do. Like a high-quality auteur flick or abstract painting, this four-track album doesn't overexplain itself. !
review by Hollow Tree Experimental Music Report
"Christian Graf + D’incise - December Improvisations"
The music on December Improvisations is not so much improvisation as total musical reconstructions. Guitarist Christian Graf and laptop computer artist D’incise creates icy cold sound structures that are both alien and irresistable. John Cage influences, industrial sounds, and a fascination with avant-garde jazz all come together in this five part improvised session. This is a challenging album but those who want a different listening experience will be glad to have listened to it.
Marvin vernon/free albums